Le vent mord le pont, le sel ronge mes paupières.
J’entends son appel ; un appel qui n’appartient qu'à la mer.
Un seul mot, encore et encore :
Ariel
Nous levons l'ancre.
Mon équipage crie, rit et pleure
J'entends leurs pas, leurs jurons, leurs chansons qui déchirent la nuit.
Je sens la route, je sens sa voix, plus douce qu’un couteau.
Je note le rythme des vagues comme une horloge.
La lune une chandelle renversée.
Les hommes autour de moi, je les reconnais, je connais leur haleine, leurs cicatrices.
Ils me regardent comme on fixe un phare.
Mais parfois, entre deux respirations, j'ai l'impression que quelqu'un les efface.
Une chaise vide. Un rire lointain qui s'éteint. Je me fige.
Je sens la peur. Elle ronge la table, le bois, la carte.
Ariel m’appelle.
Je pousse la barre vers le son.
Original trouvé par : Manu (Saison 6 / Partie 1)
Localisation : Dans un radeau, sous le pont de l'épave, au sud de la statue de sirène.

